Raymond Mwinda, inspecteur général adjoint de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), encourage le président de la République Félix Tshisekedi à lutter contre la corruption en RDC, dit-il, jusqu’à son éradication. 

Dans une déclaration faite ce mardi, dont une copie est parvenue à Actu30.Info, ce cadre de la coalition Lamuka indique que la corruption en RDC a été enracinée davantage, selon lui, par la gouvernance Kabila et son système, après les années Mobutistes. 

« En 18 ans de règne, Monsieur Kabila n’a posé aucun acte tendant à lutter contre la corruption (…) Aucun responsable n’a été interpellé, ni arrêté pour corruption, alors que le pays était classé 161ème sur son indice de perception de la corruption par l’ONG Transparency international et plus grave parmi les 20 pays, les plus corrompus au monde », a-t-il fait savoir. 

D’où, il appelle le chef de l’Etat à réduire, dit-il, sensiblement l’influence de son prédécesseur qui, d’après R. Mwinda, ne cesse de tirer les ficelles aux mépris du bon fonctionnement des institutions de la République, et ainsi mieux lutter contre la corruption. 

Pour lui, le maintien des entreprises publiques aux mains de la ministre du portefeuille, qui n’obéit qu’à Kabila, la Cour constitutionnelle avec ses spectacles désolants sont les quelques racines de corruption en RDC. 

« Félix Tshisekedi devra s’attaquer ensuite afin de donner son impulsion à la lutte contre la corruption », ajoute-il. 

Il sera difficile, poursuit-il, « de lutter contre la corruption tant que que Kabila et son système avec la corruption érigée en mode de gestion, demeurant en place ».

Entre temps, il espère que le président de la République va surmonter ce défi.

À noter que la déclaration de Raymond Mwinda fait suite à l’allocution de F. Tshisekedi qui, lors de la journée africaine de lutte contre la corruption organisée le 11 juillet dernier à Kinshasa, a réaffirmé son engagement à combattre avec « hargne » et sans « relâche »  ce fléau, en vue de maximiser les recettes pour conduire la RDC vers son développement, à travers la réalisation de son programme d’actions qui nécessite un financement conséquent.

P. Ndongo

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