En plein safari dans le Haut-Katanga, plus précisément à Kasenga, Moise Katumbi a dénoncé la déforestation à grande échelle que subit cette partie du pays et, il qualifie ce trafic d’un « terrorisme ».

« Le bois rouge, de son nom scientifique le Pterocarpus tinctorius, a besoin de plus de quatre-vingt-dix ans pour atteindre sa maturité, mais seulement quelques minutes pour s’écrouler et prendre le chemin de la Chine. On est entrain de tout décimé… », a dénoncé Moise Katumbi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux lundi dernier.

selon un rapport publié par l’ONG américaine Environmental Information Agency, le bois rouge (ou bois de rose) est l’une des plantes les plus menacées.

Cet arbre, appelé  » Mukula » par les autochtones des plateaux Katangais, a depuis le mois d’avril dernier, été autorisé pour les exportations en destination de la Chine en passant par la Zambie puis le port sud-africain de Durban, confie le rapport de l’ONG américain.

Un groupe d’officiers et les enquêteurs de l’ONG Environmental Information Agency dénomment les « intouchables », qui exportent des grumes de mukula à leur propre compte. Voilà pourquoi Katumbi crie au « complot contre la RDC ».

Il sied de signaler qu’une gigantesque conférence sur la préservation de la faune et de la flore sauvage se tient en ce moment à Genève. 

Plusieurs milliers de participants, dont les responsables de 180 pays, se réunissent dans le cadre de la conférence organisée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction  (CITES) afin de tenter de renforcer les règles du commerce de l’ivoire, des cornes de rhinocéros et d’autres espèces végétales et animales menacées d’extinction.

Ben Dieud. Lovua

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