selon un rapport publié mercredi 14 août par l’ONG Human Rights Watch et le Groupe d’Etude sur le Congo (GEC), Mille neuf cents civils ont été tués en deux ans dans la région troublée du Kivu, où plus de 130 groupes armés sont actifs.

Dans ce rapport intitulé : « Congo, l’oublié : les chiffres derrière la plus longue crise humanitaire en Afrique », ces deux organisations internationales disent avoir aussi enregistré plus de 3000 incidents violents.

A cause des combats entre les forces de sécurité congolaises et des milices ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), le territoire de Beni serait « l’épicentre de la violence », précisant qu’environ un tiers de tous les meurtres de civils ont eu lieu dans ce territoire.

« Les groupes armés ont tué 1.900 civils et enlevé plus de 3.300 personnes entre juin 2017 et juin 2019 », signale ce rapport de 17 pages.

Il faut noter, par ailleurs, que les ADF sont accusés d’être responsables de la mort de plusieurs centaines de civils dans une série de massacres depuis 2014.

Ces deux organisations dénoncent que « des responsables politiques, des services de renseignement et des forces de sécurité ont créé, soutenu et utilisé des groupes armés au Kivu et ailleurs dans le pays, souvent pour prendre le contrôle de la terre, des ressources minières ou des rackets fiscaux ».

Depuis 25 ans, « les groupes armés tirent des revenus de nombreuses sources, notamment la production de charbon de bois, le braconnage, les enlèvements et la taxation de tous types de marchandises et de mouvements », ajoute ce rapport.

Lors de son premier voyage en fonction au Kivu en avril, le Président Felix Tshisekedi avait promis de redéployer les troupes qui se trouvaient au Kivu depuis longtemps, et demander des comptes à quiconque soutiendrait des groupes armés et de redynamiser les opérations militaires dans la région.

Ben Lovua

RÉPONDRE

Merci de laisser votre commentaire!
Votre nom