Dans une interview accordée à Actu30.info mardi dernier, le député national Jean Mbaya Kandudi Kalubula Matanga a accusé des ingénieurs chinois de l’entreprise CGC de vol des matériels déstinés à la construction du tronçon luonge -Tshikapa située sur la Route Nationale n•1 et du pont Jetté sur la rivière Kasaï.

L’élu de Tshikapa a fait savoir qu’il a reçu des temoignages de sa base, faisant état de la disparition des sacs de ciment, barres de fer,  battries et autres matériels qui, d’après lui, sont vendus par des sujets chinois en complicité avec certains travailleurs congolais.

« J’ai appris de mes sources dignent de foi, combien de fois des chinois détournent les biens déstinés à la construction de la route. Je lance un appel aux congolais qui  en achetent à moindre coût à dénoncer parce que ces matériels sont déstinés à la construction de la route qui va bientôt relier Kinshasa à Tshikapa. Cet acte a en plus entrainé les travailleurs congolais à s’impliquer dans ce vol des materiels », a fait savoir Jean Mbaya. 

Par ailleurs, il déplore le non respect de SMIG par l’entreprise chinoise. 

Pour ce député national, les congolais employés par les entreprises chinoises sont payés en monnaie de singe.

« Nous n’allons pas accepté que ces expatriés torturent nos compatriotes, les tabassent au moment où ils les font travailler jour et nuit pour leur reserver un salaire miserable. J’invitele ministre provincial des infrastructures, les députés provinciaux et le gouverneur de province à s’impliquer dans cette affaire », a-t-il lancé.

Par conséquent, Jean Mbaya Kandudi annonce l’initiation d’une question orale avec débat contre le ministre de tutelle à l’Assemblée nationale enfin « d’avoir des explications sur le salaire que l’entreprise chinoise CGC paie aux travailleurs congolais.

Selon les informations à notre possession, un systeme de vente de matériels (carburant, batteries des engins roulants, barres de fers,siments et tant d’autres) destinés à la constriction de la Nationale numero un, tronçon Luonge Tshikapa a été instauré dans le Kasaï. 

Interrogé par Actu30.Info, un employé de cette entreprise chinoise confirme l’information.

« Nous travaillons jour et nuit sans prime journalière, sans nourriture. À la fin du mois on nous remet 90.000fc. On n’a pas le choix (…) C’est ainsi que nous prenons quelques matériels mis à notre disposition pour vendre enfin de survivre, en attendant le salaire misérable du mois. Ils nous tabassent lorsque nous commettons une moindre erreur mais les autorités ne s’inquietent nullement point », a  déclaré sous anonymat un chaufeur congolais engagé à l’entreprise CGC.

Pour mettre fin à cette situation, les autorités provinciales sont appelées à réagir d’urgence. 

Janderson Nyembue/Kasaï

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