La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO) reste déterminée à poursuivre sa campagne d’anti-corruption lancée depuis le 5 août dernier, en collaboration avec le Réseau des Parlementaires de Lutte contre la Corruption (APNAC). Ladite campagne est dénommée « Ceux qui doivent justifier l’utilisation des fonds alloués aux projets financés par l’État congolais ».

Dans une interview accordée à Actu30.Info ce mardi, Ernest Mpararo, président de la LICOCO fait savoir que durant les dix dernières années, les résultats de beaucoup de projets financés par l’État restent mitigés. 

« Ils doivent nous dire où est parti l’argent de la république », a lancé président de la LICOCO, pour interpeler les gestionnaires des différents projets de l’État. Il y a eu des milliards qui ont été déboursés par l’État, le peuple a besoin d’une justification », a-t-il dit.

Pour étayer sa thèse, Ernest Mpararo cite, par exemple, le cas de la Société Commerciale des Transports et Ports, ex-ONATRA. 

D’après lui, les agents de cette entreprise publique accusent 20 mois d’impaiement alors que chaque conteneur qui entre en RDC, il ya une redevance à payer. 

S’agissant de la plainte du professeur Kin Kiey Mulumba déposé contre lui à la justice pour diffamation, Érnest Mpararo la qualifie d’intimidation.

« Ils ne peuvent pas nous intimider. Qu’ils viennent prouver à la Cour comment on a diffamé…Est-ce que le fait de demander à quelqu’un de rendre compte est une diffamation ? », s’est-il interrogé. 

Entre temps, la LICOCO attend la sorti du gouvernement afin de le saisir officiellement, en vue de plus de clarter dans la gestion des projets financés par l’État, affirme-t-il. 

Récemment, LICOCO et l’APNAC, ont rendu public un rapport sur la gestion des projets de l’État. Dans ce document, ces organisations ont indexé certaines personnalités politiques du pays, gestionnaires de certains projets financés par le gouvernement congolais.

Ben Lovua

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