Au cours d’un entretien accordé à Actu30.Info ce jeudi, le député national Paul Muhindo accuse les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de protéger les groupes armés, auteurs des massacres à répétition à Beni, territoire du Nord-Kivu, après la récente attaque de la localité de Mbau, qui a fait, d’après lui, 6 morts et 10 personnes enlevées. 

Après avoir semé terreur et désolation, les milices, qui sévissent dans cette partie du pays, circulent librement et sans être inquiétées par les forces de l’ordre, a-t-il affirmé.

« Avant hier, c’était au niveau de Kisima. kisima, c’est sur l’axe Beni-Kasindi, secteur Wenzori. Dans cette partie la, ils étaient encore venus, à partir de 22h. Ils avaient assiéger la localité. Ils ont emporté avec eux plus de 20 personnes, ils avaient tué deux personnes et incendié un véhicule. Avant ce jour là, donc le mercredi, ils avaient commis une attaque au niveau de Ndama, à Wakalinga. Là, ils avaient incendié 26 maisons, emporté 15 personnes, et tués des personnes. À Erengi, ils ont tué trois personnes en kidnappant d’autres. Donc vous comprenez avec moi que ces gens se baladent dans la ville de Beni comme ils veulent », a déclaré cet élu de Beni.

Ces gens qui viennent égorger, ajoute-il, « ils ont des positions connues. Si vous arrivez à Beni, je peux vous dire qu’ils sont au niveau de Mayangose…Ils ont des position connues. Ce qui enerve et les populations de Beni, et ceux qui doivent nous suivre, c’est le fait que ces gens semblent être protégés par notre armée ». 

A en croire Paul Muhindo, les groupes armés auteurs des massacres à Beni sont « entretenus au niveau interne par certains politiques congolais, pour éliminer la communauté Nande ».

« Lorsqu’ils viennent attaquer, ils ne peuvent pas être poursuivis par notre armée. L’armée a l’ordre, depuis Kabila était au pouvoir, de ne pas tirer sur ces gens. C’est comme ça qu’ils peuvent passer entre deux positions militaires sans être attaqués. C’est pour eliminier la communauté Nande. Cette communauté doit disparaître. Les militaires savent où ils sont mais pourquoi ils n’attaquent pas ? », s’est-il interrogé. 

D’où, il demande au chef de l’Etat ; Félix Tshisekedi et le chef d’État Major de réagir, « en toute urgence », pour mettre fin à ce qu’il qualifie des massacres des citoyens congolais.

Cependant, Paul Muhindo a rejeté les allégations selon lesquelles ces tueries seraient entretenus par les notables du Nord-Kivu. 

Rachel Kitsita

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