Les déplacés venus de la partie Sud du territoire de Lubero, au Nord-Kivu restent cantonnés dans les enceintes de la Paroisse Catholique de Kiwanja. Ils ont fuis différentes attaques armées perpétrées dans plusieurs villages des groupements Tala et Itala ; situés au Sud de Lubero, milieux respectifs de ces déplacés.

Pour le moment, ils disent traverser des moments difficiles dans leur site de cantonnement de Kiwanja. 

Ces déplacés précisent qu’ils n’ont pas accès surtout aux soins de santé en cas d’une maladie. 

Selon Simon Mukungu, tout le monde désire regagner son habitation. Il a, par ailleurs, fait savoir que la situation sécuritaire reste un problème dans ces milieux.

″Ici nous souffrons vraiment (…) Nos factures médicales sont toujours revues à la hausse. Par exemple ; moi je me suis fait soigner au centre hospitalier Mapendo de Kiwanja, on m’a donné une facture de Cent septante mille francs Congolais (170 000 Fc). Comment vais-je honorer cette facture″, s’interroge un déplacé venu du village de Miriki.

Les déplacés s’inquiètent également, quant à la persistance de l’insécurité dans les villages situés dans la  partie Sud du territoire de Lubero.   

″Dans nos villages, il n’y a pas encore la sécurité. cette dernière ne va peut être pas favoriser un bon retour. Nous avons encore la peur au ventre de retourner car les groupes armés restent toujours actifs dans la zone″, indique Simon Mukungu, un des déplacés. 

Pour regagner leurs habitations, les personnes qui ont fuis les atrocités des groupes armés posent certains préalables.  Elles demandent au gouvernement le rétablissement de la situation sécuritaire sur toute l’étendue du territoire de Lubero. 

Les gouvernants doivent nous faciliter le retour en neutralisant tous les groupes armés plaident ce déplaces, affirment-ils.

A noter que depuis plusieurs mois, la partie Sud de Lubero reste sous menace des groupes armés.

Gloire Kamandi

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